Kinshasa, 14 juillet 2025 — Lors d’un briefing conjoint avec le ministre de la Communication et des Médias, le ministre de la Santé publique, Dr Roger Kamba, a lancé un appel solennel à toute la nation : le choléra, cette maladie bactérienne dévastatrice, est en train de prendre une ampleur alarmante en République Démocratique du Congo. Avec plus de 35 000 cas recensés depuis le début de l’année et une progression rapide dans 17 provinces, la situation exige une réaction immédiate et collective.
Une crise sanitaire qui ne cesse de s’aggraver
Le ministre Kamba a déclaré : “La courbe de l’épidémie est en forte montée. Nous enregistrons environ 1 000 nouveaux cas chaque semaine, et la situation devient de plus en plus préoccupante.” Il a souligné que le choléra est principalement concentré dans l’est du pays, mais que sa propagation dans d’autres régions, notamment à Kinshasa, est désormais inévitable si aucune mesure n’est prise rapidement.
Les causes principales de la propagation
“Ce n’est pas une maladie qui surgit par hasard,” explique le ministre. “Elle se développe surtout dans l’est du pays, en lien avec les déplacements de populations infectées et les inondations qui favorisent la contamination des eaux. La majorité des Congolais consomment de l’eau de rivière non traitée, ce qui alimente la transmission.” Il a insisté sur le fait que la prévention passe par des gestes simples mais cruciaux.
Les signes d’alerte à ne pas ignorer
Le ministre a rappelé : “Le choléra, c’est une maladie bactérienne qui provoque deux symptômes principaux : une diarrhée très profuse et des vomissements abondants. Ces signes doivent alerter immédiatement. Si vous ou votre famille présentez ces symptômes, il faut agir vite.” Il a insisté sur l’urgence de consulter rapidement un centre médical, car “plus on réagit tôt, plus on sauve des vies.”
Les mesures indispensables pour stopper la propagation
Le ministre a exhorté la population à respecter strictement les mesures d’hygiène : “Bouillir l’eau avant de la boire, se laver régulièrement les mains avec du savon, éviter de consommer de l’eau non traitée. Ces gestes simples peuvent faire la différence entre la vie et la mort.” Il a également insisté sur la nécessité d’une réaction immédiate dès l’apparition des premiers symptômes : “Ne vous auto-médicamentez pas et ne tardez pas à consulter.”
Une responsabilité collective pour sauver des vies
Enfin, le ministre de la Santé a lancé un appel à la responsabilité collective. “Chaque Congolais doit comprendre que cette maladie n’est pas une fatalité. La prévention, la vigilance et la rapidité d’action sont nos meilleures armes. Il faut agir maintenant, sans attendre.” Il a insisté sur le fait que la lutte contre cette épidémie dépend de l’engagement de tous, à commencer par le respect des mesures d’hygiène.
Conclusion : l’urgence est là, le temps presse
Le ministre Kamba a conclu en rappelant : “Nous sommes face à une crise grave, mais pas insurmontable. Si chacun prend ses responsabilités et agit immédiatement, nous pouvons limiter la propagation et sauver des vies. La santé publique de la RDC est en jeu, et chaque seconde compte.”
Le temps d’agir est maintenant. La santé du peuple congolais dépend de notre réactivité.
Arnold TSHIMANGA
















