La France a récemment été le théâtre d’un moment politique fort pour la communauté congolaise de la diaspora. À l’occasion de l’installation de la représentation de l’Union sacrée de la Nation en France, le secrétaire permanent de cette grande famille politique, le Professeur André Mbata Betukumesu Mangu, a livré un discours puissant, empreint de patriotisme, de vision et d’espérance pour l’avenir de la République démocratique du Congo.

Devant une salle conquise et enthousiaste, l’éminent constitutionnaliste congolais a rappelé avec force la place stratégique de la RDC dans le monde et la responsabilité historique des Congolais dans la construction d’un État fort et prospère.

Le Congo, une puissance en devenir

Avec la pédagogie et la hauteur intellectuelle qui caractérisent sa pensée, le professeur Mbata a souligné que la RDC possède tous les atouts pour devenir une grande nation.

« Nous sommes potentiellement la nation la plus riche de la planète. Nous avons plus de 100 millions d’habitants, nous sommes le cœur du continent africain et, d’une certaine manière, le cœur du monde », a-t-il déclaré sous les applaudissements nourris de l’assistance.

Selon lui, cette ambition nationale trouve aujourd’hui son incarnation dans la vision portée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une vision qui, a-t-il expliqué, s’inscrit dans la continuité du rêve des pères de l’indépendance tels que Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba et Joseph Kasa-Vubu.

« Le Président de la République a voulu que nous parlions d’un Congo fort et prospère, ce Congo dont rêvaient nos pères de l’indépendance. Il a voulu nous restituer cette pensée et nous permettre de communier avec cette vision historique », a-t-il insisté.

L’Union sacrée : une vision nationale inclusive

Le secrétaire permanent de l’Union sacrée a également rappelé les étapes importantes de la structuration de cette plateforme politique voulue par le chef de l’État.

Après la mise en place progressive de ses organes, un Congrès a été organisé en juillet 2025 à l’initiative du Président Tshisekedi, dans un contexte national marqué par l’agression persistante dont la RDC est victime.

« Pendant que notre pays continue de subir l’agression rwandaise, il fallait aller vite. Trois semaines ont suffi pour organiser ce Congrès historique, et vous avez vu les résultats », a rappelé le professeur Mbata.

Il a surtout insisté sur la nature profondément inclusive de l’Union sacrée.

« L’Union sacrée n’est pas seulement une plateforme de partis politiques. Les associations et les personnalités indépendantes ont également leur place. La nation, ce n’est pas uniquement les partis politiques ; c’est aussi la société civile et les forces vives de la République », a-t-il expliqué.

« Soyons du bon côté de l’histoire »

Dans un moment particulièrement applaudi par la salle, le professeur Mbata a lancé un appel solennel aux Congolais, notamment ceux de la diaspora.

« Aujourd’hui, il y a le bon et le mauvais côté de l’histoire. Le bon côté de l’histoire n’est pas celui des agresseurs et de leurs alliés. Le bon côté de l’histoire, c’est celui du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo », a-t-il déclaré, déclenchant une salve d’applaudissements et des cris de soutien à l’Union sacrée.

Il a ajouté que sous la direction du Chef de l’État, les Congolais sont appelés à écrire chaque jour une nouvelle page de l’histoire nationale.

« Sous sa direction, nous ne sommes pas seulement du bon côté de l’histoire, mais nous sommes déterminés à écrire chaque jour un livre », a-t-il affirmé.

Un débat scientifique sur la Constitution

Le professeur Mbata est également revenu sur le récent colloque organisé en RDC à l’occasion des 20 ans de la Constitution congolaise.

Ce rendez-vous intellectuel, a-t-il précisé, visait à ouvrir un débat scientifique et sérieux sur l’avenir institutionnel du pays.

« Nous avons voulu que le débat quitte le milieu des influenceurs de TikTok. Chaque nation a ses intellectuels et ses élites. Nous voulions un dialogue scientifique », a-t-il expliqué.

Universitaires, représentants de la société civile, confessions religieuses, membres de la majorité comme de l’opposition ont été conviés à cette réflexion nationale.

Les universités de Kinshasa, Lubumbashi ou encore Kananga ont notamment été représentées pour analyser, avec rigueur académique, les perspectives d’évolution de la Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006.

Selon Mbata, vingt ans après son adoption, une relecture du texte fondamental apparaît légitime, notamment parce que certaines dispositions restent liées au contexte de transition de l’époque.

La diaspora au cœur de la nation

S’adressant directement aux Congolais de l’étranger, le professeur Mbata a évoqué la question sensible de la participation politique de la diaspora.

Il a rappelé que de nombreux Congolais établis à l’étranger ont parfois acquis d’autres nationalités pour diverses raisons, mais qu’ils demeurent profondément attachés à leur pays d’origine.

« Ces Congolais peuvent servir la nation autrement. Pour cela, il faut parfois adapter les textes », a-t-il souligné.

Interrogeant directement l’assistance, il a posé la question de savoir si la diaspora s’opposerait à une réforme constitutionnelle visant à adapter certains dispositifs. La réponse de la salle a été immédiate : une ovation debout appelant à une relecture du texte.

Tshisekedi, un président proche de la diaspora

Le professeur Mbata n’a pas manqué de rappeler les avancées réalisées sous la présidence de Félix Tshisekedi en faveur de la diaspora congolaise.

Selon lui, aucun chef d’État n’a autant œuvré pour rapprocher la diaspora de la mère patrie.

Il a notamment évoqué la suppression de certaines procédures contraignantes, comme l’obligation de visa pour les Congolais d’origine, mais aussi l’ouverture progressive du vote de la diaspora.

« Il a fallu l’arrivée au pouvoir de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour que les Congolais de la diaspora puissent voter dans cinq pays. Avant, cela n’existait pas », a-t-il rappelé.

Pour le secrétaire permanent de l’Union sacrée, ces avancées doivent encore être élargies à d’autres pays afin de renforcer l’intégration politique des Congolais de l’étranger.

Une mobilisation historique

Entre ferveur patriotique, réflexion intellectuelle et mobilisation politique, l’installation de l’Union sacrée en France marque une nouvelle étape dans l’extension internationale de la vision portée par le Président Tshisekedi.

Et à en croire le professeur André Mbata, le message est clair : la diaspora congolaise est désormais appelée à jouer pleinement son rôle dans l’écriture de l’avenir de la nation.

« Aujourd’hui, la diaspora est du bon côté de l’histoire », a-t-il conclu sous une standing ovation et des cris retentissants de « Union sacrée viva ! ».

Arnold TSHIMANGA

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