Lors de la 12ᵉ Session du Forum Régional Africain sur le Développement Durable, tenue ce jeudi 30 avril 2026 à Addis-Abeba, le Professeur André Mbata Betukumesu Mangu s’est illustré par une intervention forte, lucide et engagée. Avec la rigueur intellectuelle qui le caractérise, il a mis en lumière le rôle stratégique de la République démocratique du Congo dans l’avenir du continent africain, tout en dénonçant avec fermeté les entraves sécuritaires qui freinent son potentiel.
Une voix autorisée au cœur des enjeux africains
C’est avec l’aisance d’un constitutionnaliste aguerri et la stature d’un homme d’État que le Professeur André Mbata a pris la parole devant un parterre de décideurs, d’experts et de représentants internationaux réunis dans la capitale éthiopienne. Figure respectée du paysage politique et académique congolais, il a su capter l’attention en articulant une vision claire et ambitieuse du rôle de la RDC dans la dynamique du développement durable.
La RDC, un « pays-solution » au destin contrarié
Au cœur de son intervention, le Professeur Mbata a rappelé une vérité stratégique souvent reconnue mais rarement portée avec autant de conviction : la République démocratique du Congo est un véritable « pays-solution ». Dotée d’immenses ressources naturelles, d’un potentiel énergétique exceptionnel et d’une biodiversité unique, la RDC est appelée à jouer un rôle déterminant dans la transition écologique et le développement durable à l’échelle mondiale.
Cependant, ce destin prometteur est aujourd’hui compromis. « L’agression rwandaise empêche la RDC de jouer pleinement son rôle de gâchette pour le développement durable de l’Afrique et du monde », a-t-il martelé, dénonçant une situation qui freine non seulement le progrès national, mais également les ambitions continentales.
Un plaidoyer ferme contre l’inaction internationale
Dans un ton à la fois ferme et mesuré, le Professeur Mbata n’a pas hésité à interpeller la communauté internationale. Avec une lucidité tranchante, il a dénoncé « l’attentisme », le « poncepilatisme » et même une certaine « schizophrénie » dans la gestion de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC.
Pour cet éminent juriste, si la communauté internationale se veut réellement engagée en faveur de la paix et du développement, elle doit sortir de l’ambiguïté et agir avec cohérence. Car, au-delà des frontières congolaises, c’est l’ensemble du projet africain qui est impacté.
Un enjeu continental : l’Agenda 2063 en péril
L’intervention du Professeur André Mbata a également mis en exergue les conséquences de cette instabilité sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine, ce cadre stratégique qui incarne « l’Afrique que nous voulons ». En entravant le potentiel de la RDC, les conflits persistants compromettent la réalisation effective des objectifs de développement durable à l’échelle du continent.
Ainsi, son message résonne comme un appel à la responsabilité collective : sans paix en RDC, l’Afrique peine à concrétiser ses ambitions.
André Mbata, une voix qui compte
Par la pertinence de son analyse et la force de son engagement, le Professeur André Mbata confirme, une fois de plus, son statut d’acteur incontournable du débat politique et stratégique africain. Sa capacité à conjuguer expertise académique et vision politique fait de lui une voix respectée, écoutée bien au-delà des frontières de la RDC.
À Addis-Abeba, il n’a pas seulement pris la parole : il a porté une cause, celle d’un pays au cœur des équilibres mondiaux, et celle d’un continent en quête de justice, de paix et de développement durable.
Arnold TSHIMANGA






















































