Kinshasa, Mercredi 16 Juillet 2025 — L’honorable Maurice Tshikuya Kayembe, député national élu de la circonscription du Kasaï, a vivement réagi à la récente décision du ministère de l’Éducation, qui prévoit de maintenir les élèves filles enceintes dans le milieu scolaire. Selon lui, cette mesure est une véritable aberration, allant à l’encontre des principes fondamentaux de l’éducation et de la moralité.

Dans une déclaration forte, l’élu affirme : « C’est une aberration contraire à la bonne éducation. » Il dénonce ce qu’il qualifie de « permissivité » qui pourrait, selon lui, encourager la promiscuité et compromettre la discipline dans nos établissements scolaires.

Une polémique qui divise

Ce positionnement a suscité une vive polémique dans l’opinion publique et au sein même du secteur éducatif. D’un côté, certains soutiennent que l’éducation doit être inclusive et ne doit pas exclure une élève en raison de sa grossesse, afin de lui permettre de poursuivre sa scolarité et d’éviter la marginalisation. De l’autre, des voix critiques estiment que cela pourrait envoyer un mauvais message quant aux valeurs de responsabilité et de moralité attendues des jeunes filles.

Une vision controversée mais soucieuse de l’avenir

L’honorable Tshikuya insiste sur le fait que l’éducation doit être un vecteur de valeurs et de discipline, et que la présence d’élèves enceintes pourrait nuire à cet objectif. Il appelle à une réflexion profonde et à des mesures plus adaptées pour accompagner ces jeunes filles, sans pour autant compromettre la moralité et l’éthique dans les écoles.

Un débat nécessaire

Ce débat soulève des questions fondamentales sur la manière dont la société et le système éducatif doivent accompagner les jeunes dans leur développement, tout en respectant leur dignité et leur droit à l’éducation. L’intervention de figures influentes comme Maurice Tshikuya Kayembe éclaire la nécessité d’un dialogue constructif entre autorités, éducateurs, parents et jeunes.

Arnold TSHIMANGA

Laisser un commentaire