Kinshasa – 04 septembre 2025. Quatre jours après la rentrée scolaire 2025-2026, le Gouvernement congolais a tenu un Special Briefing Presse à la RTNC pour faire le point sur la situation éducative du pays, les réformes engagées et les ambitions du nouveau quinquennat. À cette occasion, la Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, et le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont co-animé une conférence de haut niveau qui s’est révélée à la fois pédagogique, stratégique et mobilisatrice.
Une rentrée scolaire sous le sceau du dialogue et de la stabilité

En ouverture, Patrick Muyaya a rappelé l’importance du climat apaisé dans lequel s’est opérée la rentrée, fruit de la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, qui accorde une attention particulière au dialogue social comme outil de cohésion nationale. Pour lui, l’éducation ne peut être portée que dans la sérénité, et c’est toute la gouvernance publique qui s’est mobilisée pour faire de cette rentrée un succès.
Une vision ambitieuse : éducation comme socle du développement

Prenant ensuite la parole, la Ministre d’État Raïssa Malu a dressé un tableau clair et structuré des priorités éducatives nationales. « Notre ambition est de faire de l’éducation un socle durable du développement du pays », a-t-elle affirmé d’entrée, annonçant la mise en œuvre d’un plan quinquennal 2024-2029 qui s’articule autour de cinq piliers :
– La formation renforcée des enseignants et inspecteurs,
– L’intégration des technologies numériques (TIC) dans les processus éducatifs,
– Le renforcement de l’administration scolaire,
– La promotion du travail collaboratif au sein des écoles,
– Et la consolidation du dialogue avec les syndicats, parents et autres parties prenantes.
Des actions concrètes pour une école plus forte
Pour cette année scolaire 2025-2026, plusieurs actions structurantes sont déjà en cours, notamment :
– La poursuite de la construction des salles de classe à travers le pays,
– La réforme des programmes scolaires pour les adapter aux réalités congolaises et aux standards internationaux,
– Le renforcement de la gouvernance scolaire pour plus de transparence et d’efficacité,
– Et la promotion active de la nouvelle citoyenneté, axée sur les valeurs républicaines, la responsabilité et le patriotisme.
Gratuité de l’enseignement : un principe non négociable

La Ministre a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à maintenir et renforcer la gratuité de l’enseignement primaire public, mesure phare du mandat du président Tshisekedi. Elle a souligné son impact positif sur l’accès à l’éducation des jeunes filles, tout en annonçant que les statistiques actualisées sur la rentrée seraient publiées dans les prochains jours.
Un message clair contre toute tentative d’usurpation

De son côté, Patrick Muyaya a lancé un message ferme à l’endroit des groupes armés et des forces d’occupation qui sévissent dans l’Est du pays : « Aucune entité illégitime ne peut se substituer à l’État congolais dans la gestion de l’éducation nationale ». Il a rappelé que la Constitution est claire sur l’unité et la souveraineté de l’État, y compris en matière éducative, et que toute tentative de contrôle local des écoles par des forces rebelles est nulle et de nul effet.
Conclusion : l’école congolaise comme moteur de transformation
À travers cette conférence de presse, Raïssa Malu et Patrick Muyaya ont envoyé un signal fort : la réforme éducative est en marche, portée par une vision claire, des réformes audacieuses et une volonté politique affirmée. L’école congolaise n’est plus seulement un lieu d’apprentissage, elle devient un levier de transformation, d’inclusion, de paix et de développement pour toute la nation.

Avec la volonté politique au sommet et la technicité à la base, l’éducation nationale congolaise s’affirme désormais comme un pilier stratégique de la République.
Arnold TSHIMANGA























