Brazzaville. Les autorités des secteurs maritimes de la République démocratique du Congo et de la République du Congo franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération. Réunis à Brazzaville, les responsables des Lignes maritimes des deux pays ont relancé les discussions autour de la mise en œuvre effective de l’accord maritime signé en 2018, avec l’ambition de permettre aux deux États de mieux tirer profit des opportunités offertes par le commerce extérieur transitant par voie maritime.

Cette rencontre, qui s’inscrit dans une dynamique de coopération économique sous-régionale, témoigne de la volonté des deux gouvernements de transformer un cadre juridique existant en un véritable levier de développement. Au-delà du simple rapprochement institutionnel, l’objectif est de renforcer la compétitivité des entreprises nationales du secteur maritime et de garantir une meilleure participation des deux pays aux échanges commerciaux internationaux.

Au cœur des échanges figurait la nécessité de rendre pleinement opérationnel l’accord de 2018, considéré comme un instrument stratégique pour les économies des deux Congo. Sa mise en application devrait favoriser une meilleure organisation du transport maritime, accroître les recettes issues du commerce extérieur et consolider les capacités des opérateurs nationaux.

Prenant la parole à l’issue de son entretien avec le ministre congolais des Transports, José Rodrigue, le président du Conseil d’administration des Lignes maritimes congolaises (LMC) de la République démocratique du Congo, Lambert Mende, a insisté sur l’importance de cet accord pour son établissement.

« Comme bénéficiaire, au même titre que la Société congolaise de transports maritimes (Socotram), de cet instrument extrêmement important, j’ai tenu à exprimer à monsieur le ministre le besoin que nous avons de disposer de cet outil qui nous permettra de tirer notre part du commerce extérieur par voie maritime qui s’effectue dans nos deux États frères », a-t-il déclaré.

Cette déclaration traduit la détermination des LMC à jouer pleinement leur rôle dans le développement du transport maritime entre les deux pays. Pour Lambert Mende, la concrétisation de cet accord représente une opportunité majeure pour renforcer la présence des armateurs nationaux dans les échanges internationaux et contribuer davantage à la croissance économique.

Au-delà des enjeux commerciaux, cette coopération maritime illustre également la volonté de Kinshasa et de Brazzaville de consolider leurs relations fraternelles à travers des projets structurants capables de stimuler les investissements, de créer des emplois et de renforcer l’intégration économique entre les deux rives du fleuve Congo.

Avec la relance de ce dossier stratégique, les deux pays affichent leur ambition de faire du secteur maritime un moteur du développement régional et un instrument efficace au service de leur souveraineté économique.

Arnold TSHIMANGA

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