Addis-Abeba, Éthiopie. En marge de la 39e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a eu un entretien bilatéral stratégique avec son homologue angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço.

Au cœur des échanges : l’urgence d’une paix durable et vérifiable dans l’Est de la RDC, théâtre d’occupations militaires et de violences récurrentes.

L’Angola en première ligne de la médiation

Selon la Présidence congolaise, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts continus menés par l’Angola pour favoriser une sortie de crise pérenne. Luanda, qui joue un rôle central dans la médiation régionale, multiplie les initiatives diplomatiques pour consolider un processus de paix crédible et contrôlable sur le terrain.

Les deux chefs d’État ont réaffirmé leur volonté commune de mettre fin aux hostilités dans les zones sous occupation militaire rwandaise, en privilégiant une approche structurée et concertée.

Doha : l’heure de l’opérationnalisation

Point nodal des discussions : l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha.

Ce mécanisme vise à garantir une cessation effective, contrôlée et durable des combats, grâce à un dispositif formel de suivi, d’identification et de traitement des incidents.

Pour Kinshasa comme pour Luanda, il ne s’agit plus seulement d’engagements diplomatiques, mais d’actions concrètes sur le terrain. La paix ne peut rester un vœu pieux : elle doit devenir une réalité mesurable et vérifiable.

Une dynamique continentale

La tenue de cet entretien en marge du sommet de l’Union africaine confère à la démarche une dimension continentale. L’Afrique, par ses propres mécanismes, entend peser de tout son poids pour restaurer la stabilité dans la région des Grands Lacs.

À Addis-Abeba, le message est clair : la paix dans l’Est de la RDC ne saurait être différée. Elle exige coordination, fermeté diplomatique et mise en œuvre rigoureuse des engagements pris.

Entre volonté politique affichée et mécanismes de contrôle à activer, le temps est désormais à l’action.

La Rédaction

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