Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a récemment visité l’exposition « Résilience », une initiative artistique portée par Elykia Arts en collaboration avec la Délégation Wallonie-Bruxelles en République démocratique du Congo. Cette exposition met en lumière les œuvres de jeunes plasticiens du Nord-Kivu, soutenus par des artistes confirmés de Kinshasa, qui témoignent des réalités difficiles de leur région à travers un message d’espoir et de résistance.
« Nous sommes venus jeter un coup d’œil à cette exposition qui se tient au Centre Wallonie-Bruxelles. ‘Résilience’ rassemble des artistes de Goma qui, par leurs créations, participent à la lutte pour mettre fin à la situation d’agression et à la misère qui en découle », a déclaré Patrick Muyaya. Il a salué l’attention particulière portée à la femme, « principale victime de la guerre », et a loué la capacité des artistes à travers leurs œuvres de transmettre un message puissant de force et de renaissance. « J’étais impressionné de découvrir autant de talents, bien plus nombreux que ce que l’on pouvait imaginer. Voir ces artistes s’organiser spontanément pour dire non à la guerre et oui à la résilience est un véritable motif de joie », a-t-il ajouté.
Cette exposition offre une plateforme d’expression à des talents tels que Chika Léon, Didier Binyungu, Silva Ndabu, Jack Essimbo, Edith Kongani et Arnold Chibanguka, qui bénéficient du soutien et de l’encadrement de maîtres d’art comme Francis Mapuya, Denis Matemo, Mosengo Shula, Seleroi Mukama, Baraka Flory Enyejo, Glory Kanga et Steve Bandoma. Ces derniers partagent leur savoir lors de résidences artistiques inspirantes.
Edith Kongani, curatrice de l’exposition, a expliqué la démarche artistique derrière « Résilience » : « L’artiste a un rôle social essentiel. Nous avons voulu représenter la femme non pas comme une victime, mais comme une force. Une femme forte et résiliente qui, malgré la guerre, continue de se relever et de se battre pour la vie. Chaque femme qui se reconnaîtra dans ces œuvres saura qu’elle est écoutée et que ses cris ne sont pas ignorés. En tant qu’artistes, nous sommes la voix de celles qui ne peuvent pas parler. »
Cécile Djunga, directrice du Centre Wallonie-Bruxelles, a partagé son expérience marquante : « En novembre 2024, au bord du lac Kivu, entourée de montagnes et de volcans, j’ai découvert Elikia Arts, un lieu de création et de survie. Là-bas, l’art devient souffle, cri et pansement. Ces œuvres ne racontent pas la guerre de loin, elles la chuchotent en couleurs et la hurlent en textures. Elles témoignent du courage des femmes, de leur silence brisé par la peinture, le dessin et la lumière. »
Cette exposition, qui a débuté le 13 août dernier, se tiendra jusqu’au 27 septembre au Centre Wallonie-Bruxelles, offrant une occasion rare de plonger dans la force créatrice d’une jeunesse déterminée à faire de l’art un levier de paix et de Reconstruction.
Arnold TSHIMANGA

































