Abidjan, 13 novembre 2025 – L’artiste ivoirien Debordo Leekunfa a été déféré ce jour devant le parquet d’Abidjan avant d’être placé sous mandat de dépôt et transféré à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), suite à une plainte pour diffamation déposée par son confrère Kerozen.

Accusation : des propos jugés diffamatoires 
Les faits reprochés remontent à quelques semaines : lors d’un live Facebook, Debordo aurait affirmé que Kerozen « a des armes ». Ces propos ont suscité l’indignation, et Kerozen a décidé de porter l’affaire devant la justice pour atteinte à son honneur et à sa réputation.

Lors de son audition, Debordo a tenté de clarifier ses mots : « Quand j’ai dit “armes”, je parlais de musique… Kerozen a des armes de destruction massive musicales. »

Deux plaintes et une nuit à la MACA 
Outre la plainte pour diffamation, une autre procédure a été engagée suite à l’annulation d’un concert à Paris, pour laquelle le promoteur Nama Bouaké avait également porté plainte.

L’artiste a passé sa première nuit à la MACA le jeudi 13 novembre, en attente de la suite de la procédure.

Un artiste au bord de la controverse 
Debordo Leekunfa, figure emblématique du coupé‑décalé, est réputé autant pour ses performances scéniques que pour ses sorties médiatiques polémiques. Ce nouveau dossier judiciaire ajoute une nouvelle page à sa trajectoire mouvementée.

Réactions contrastées sur les réseaux sociaux
L’affaire divise la toile : certains appels à la libération de l’artiste s’affichent, tandis que d’autres estiment que « dire que tu détienes des armes », c’est « vouloir te créer de sérieux ennuis avec l’État ».

Les internautes attendent désormais les suites judiciaires et les potentielles répercussions sur la carrière de Debordo.

À suivre
L’artiste reste incarcéré à la MACA et attend que le tribunal statue sur les chefs de diffamation et les démarches en cours. La suite de l’« affaire Debordo » sera observée de près, tant pour ses conséquences judiciaires que pour son impact dans le milieu musical ivoirien.

Arnold TSHIMANGA

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