Mbuji-Mayi, 28 août 2026 — La pensée, la science et le droit constitutionnel étaient au rendez-vous, vendredi 28 août 2026, à l’Université officielle de Mbuji-Mayi (UOM). Devant un auditoire captivé, le Professeur André Mbata Betukumesu Mangu a animé une conférence de très haute facture sur un sujet au cœur des débats de l’heure en République démocratique du Congo : « Souveraineté nationale et changement constitutionnel en République démocratique du Congo : regard d’un constitutionnaliste ».

Dans l’Amphithéâtre Tshisekedi Tshilombo du campus de Kansele, le Secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation a, pendant plusieurs heures, déployé l’ampleur de son expertise, de sa culture juridique et de sa remarquable maîtrise des grandes questions constitutionnelles qui traversent la RDC.
L’UOM honore l’un de ses illustres intellectuels
Avant l’intervention du conférencier, le Recteur de l’Université officielle de Mbuji-Mayi, le Professeur ordinaire Abbé Apolinaire Cibaka Cikongo, a tenu à saluer la présence d’un intellectuel dont le parcours force l’admiration et dont l’engagement en faveur du savoir continue de marquer les esprits.

Au nom de la communauté universitaire, le Recteur a remercié le Professeur André Mbata pour l’honneur fait à son alma mater, allant jusqu’à exprimer le souhait de compter cette grande figure de la science parmi les professeurs visiteurs de l’UOM.
Un hommage appuyé qui traduit la reconnaissance d’une institution universitaire envers l’un de ses fils les plus brillants, dont la parole scientifique, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale, continue d’alimenter les grandes réflexions sur l’État, la démocratie et le droit constitutionnel.
André Mbata appelle l’Afrique à reconquérir sa pensée scientifique
Face aux chercheurs, enseignants, juristes, acteurs politiques et étudiants venus nombreux suivre cette conférence, le Professeur André Mbata a d’abord lancé un appel fort à la communauté scientifique africaine : celui de regarder davantage vers l’Afrique, son histoire et son immense potentiel intellectuel.

Pour le constitutionnaliste, l’Afrique ne doit pas être simplement étudiée à travers le regard des autres. Berceau de l’humanité, le continent possède également une histoire scientifique et intellectuelle qui mérite d’être pleinement explorée, valorisée et portée par ses propres chercheurs.
Un message profond, particulièrement destiné à la jeunesse universitaire : penser l’Afrique à partir de l’Afrique et contribuer à la production d’un savoir capable d’éclairer les enjeux contemporains du continent.
« Aucune Constitution n’est éternelle »
Abordant ensuite la délicate question du changement constitutionnel, le Professeur André Mbata a livré une réflexion à la fois rigoureuse, nuancée et solidement ancrée dans la science juridique.
Sa conviction est claire : aucune Constitution ne peut être considérée comme immuable ou éternelle. Les sociétés évoluent, les institutions se transforment et les États sont confrontés à de nouveaux défis. Dès lors, un texte constitutionnel peut, selon les circonstances et les procédures prévues, faire l’objet d’adaptations.

Tout en considérant la Constitution actuellement en vigueur comme la meilleure que la République démocratique du Congo ait connue jusqu’à présent, le Professeur André Mbata estime néanmoins que certaines de ses dispositions pourraient être réexaminées afin de mieux répondre aux réalités actuelles et aux défis futurs du pays.
Pour nourrir son argumentation, l’éminent professeur s’est notamment référé à la révision constitutionnelle intervenue en 2011, rappelant ainsi que le texte fondamental congolais a déjà connu des modifications dans son histoire.
Une démonstration scientifique solidement étayée
Loin des slogans et des approximations qui entourent parfois le débat constitutionnel, André Mbata a privilégié la méthode du juriste et du scientifique : le recours au droit, à l’histoire constitutionnelle et à la pensée des grands auteurs.
Dmitri Georges Lavroff, Roger-Gérard Schwartzenberg et Jean-Jacques Rousseau ont notamment été convoqués dans une démonstration intellectuelle de haut niveau, permettant à l’assistance de saisir la complexité des notions de souveraineté, de volonté populaire et d’évolution constitutionnelle.
Cette démarche a confirmé, une fois de plus, la stature du Professeur André Mbata : celle d’un universitaire de premier plan, rompu aux subtilités du droit constitutionnel et capable de rendre accessibles les questions les plus complexes à un public varié.
Un débat d’idées intense avec la communauté universitaire
La conférence s’est achevée par une séquence d’échanges particulièrement animée. Les nombreuses questions des chercheurs, étudiants et autres participants ont témoigné de l’intérêt majeur suscité par l’exposé du Professeur André Mbata.
Souveraineté nationale, avenir de la Constitution, rôle du peuple dans les grandes décisions et mécanismes de transformation de la loi fondamentale : les débats ont été riches, directs et profondément instructifs.
En choisissant de porter une réflexion scientifique sur un sujet aussi sensible que fondamental, l’Université officielle de Mbuji-Mayi aura offert un cadre exceptionnel à la confrontation des idées. Et pour cette rencontre de haute portée intellectuelle, le Professeur André Mbata Betukumesu Mangu aura été à la hauteur de sa réputation : celle d’un grand universitaire, d’un fin constitutionnaliste et d’un intellectuel dont la parole continue de nourrir les grandes réflexions sur l’avenir de la République démocratique du Congo.

À l’UOM, le vendredi 28 août 2026, ce n’est donc pas une simple conférence qui s’est tenue. Ce fut un véritable rendez-vous avec la science, la souveraineté et la pensée constitutionnelle, magistralement porté par l’un des grands noms du droit en République démocratique du Congo.
Arnold TSHIMANGA



















































































