Ce dimanche 11 janvier 2026, le village de Bena Bangala, dans le secteur de Lukibu, a été le théâtre d’un moment de mémoire, de transmission et de gratitude. Le professeur André Mbata Mangu, éminent constitutionnaliste et Secrétaire Permanent de la plateforme présidentielle, est revenu sur les traces de son histoire personnelle pour honorer la mémoire de son père, Samy Mangu, décédé il y a exactement 47 ans, le 25 août 1979 à 6h15.
Ce jour-là, il n’avait que 19 ans. Tout juste diplômé du petit séminaire de Kabwe, entre la joie d’un avenir prometteur et la douleur de la perte, André Mbata avait fait le choix du devoir, celui de perpétuer les valeurs léguées par un père visionnaire. Depuis, à chacune de ses descentes dans son Kasaï natal, il prend soin de s’incliner avec humilité et émotion sur la tombe de celui qui fut non seulement un géniteur, mais surtout un modèle d’éducation, de rigueur et de prévoyance.
Accompagné de ses frères – François, Moïse et Henri – ainsi que des membres de sa famille élargie, dont Henri Mbangala venu spécialement de Dubaï, André Mbata a ravivé la mémoire d’un homme qui croyait fermement en la puissance de l’éducation comme levier de transformation. Samy Mangu, figure emblématique de ba Bindi ba Bankusu, avait toujours encouragé ses enfants à viser l’excellence, convaincu que leur avenir dépendrait de leur savoir.
Ce moment de recueillement a aussi été marqué par une touche intergénérationnelle : les petits-enfants ont été témoins de cet hommage vibrant, enracinant en eux l’importance du souvenir, du respect filial et de la continuité. Quelques jours plus tôt, le professeur Mbata s’était déjà rendu à l’école primaire Tshiondo, là où tout avait commencé pour lui en 1965, pour y laisser un message d’encouragement aux élèves. Ce retour aux sources incarne la boucle de la vie : de l’enfant élève au professeur d’université, du fils au père spirituel d’une nouvelle génération.
En ce début d’année 2026, ce pèlerinage familial prend une résonance particulière. Il rappelle à chacun que la mémoire n’est pas un simple rituel, mais une flamme vivante. Et que ceux qui nous ont précédés peuvent, par la force de leurs valeurs, continuer à influencer le présent et construire le futur.
Bena Tshiadi a une histoire. Et André Mbata en est l’un des gardiens les plus fidèles.
Arnold TSHIMANGA



























