Kananga, 22 avril 2026 — Le paysage politique du Kasaï Central connaît un nouveau tournant majeur. La ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, a été officiellement destituée de ses fonctions à l’issue d’une plénière décisive tenue à l’Assemblée provinciale. Cette décision intervient après l’adoption d’une motion de défiance portée par le député provincial Joseph Nkashama Kayombo.
Dans une atmosphère visiblement tendue, les élus provinciaux ont procédé au vote, marquant ainsi un moment clé de contrôle parlementaire au sein de l’institution. Sur les 23 députés présents, 13 ont voté en faveur de la destitution de la ministre, contre 9 voix opposées. Le scrutin a également enregistré une abstention et un bulletin nul, traduisant des divergences d’opinions au sein de l’hémicycle.
Cette destitution, bien que conforme aux mécanismes démocratiques prévus par la Constitution et les textes régissant les institutions provinciales, met en lumière les tensions persistantes entre l’exécutif provincial et l’organe délibérant. La motion de défiance, instrument politique de reddition des comptes, a ainsi été activée par une frange significative des députés, déterminés à sanctionner la gestion jugée insatisfaisante de la ministre.
Si les motivations précises ayant conduit à cette initiative parlementaire n’ont pas été détaillées publiquement lors de cette séance, plusieurs observateurs évoquent des préoccupations liées à la gouvernance du secteur de la santé dans la province, un domaine particulièrement sensible dans un contexte marqué par de nombreux défis sanitaires.
La destitution de Rose Kamueka ouvre désormais une nouvelle séquence politique au sein du gouvernement provincial du Kasaï Central. Elle pose également la question du remplacement à la tête de ce portefeuille stratégique, ainsi que des réformes attendues pour améliorer l’offre des soins de santé à la population.
Dans l’attente d’une réaction officielle de l’exécutif provincial, cette décision de l’Assemblée provinciale s’inscrit comme un signal fort de la vitalité du contrôle parlementaire, mais aussi des exigences accrues de performance et de transparence dans la gestion des affaires publiques.
Le Kasaï Central entre ainsi dans une phase de recomposition politique, dont les répercussions pourraient s’étendre bien au-delà du seul secteur de la santé.
Arnold TSHIMANGA






















































