C’est un tournant important dans l’affaire qui avait bouleversé l’opinion publique en Ituri : plusieurs suspects, parmi lesquels des militaires, ont été présentés ce mardi 14 janvier 2026 au gouverneur de province, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’un journaliste de la chaîne nationale congolaise (RTNC).
Une enquête sous pression
La mort brutale du journaliste avait suscité l’indignation au sein de la corporation médiatique locale. En réaction, de nombreuses voix s’étaient élevées pour exiger vérité et justice. La police nationale, via son commissaire provincial, Séguin Ngoy Sengelwa, a livré les premiers éléments d’un dossier complexe.
« Il y a quelques semaines, la ville a été secouée par la mort d’un journaliste et les journalistes sont montés au créneau. L’enquête a conduit à l’arrestation de quatre suspects avant de remonter jusqu’à une dizaine de personnes », a-t-il déclaré lors de la présentation officielle des suspects.
Des implications militaires ?
Parmi les personnes interpellées, des éléments issus de l’armée seraient impliqués. Une situation qui soulève des questions sur les dérives sécuritaires dans cette province marquée par une forte instabilité.
Les autorités locales promettent de ne ménager aucun effort pour que lumière soit faite, quel que soit le rang ou la fonction des personnes impliquées.
L’attente de la vérité
La communauté journalistique, encore sous le choc, continue d’appeler à des enquêtes impartiales et à des sanctions exemplaires. L’assassinat d’un professionnel des médias constitue une atteinte grave à la liberté de la presse, déjà mise à rude épreuve dans plusieurs provinces du pays.
Alors que le dossier suit son cours, l’Ituri tout entière attend des réponses. Plus que jamais, la sécurité des journalistes reste un enjeu vital pour la démocratie congolaise.
Arnold TSHIMANGA






















































