En visite à Nkamba, considérée comme la « Nouvelle Jérusalem » de l’Église kimbanguiste, le Professeur André Mbata Betukumesu Mangu a livré un message puissant mêlant spiritualité, patriotisme et engagement politique, tout en rendant un vibrant hommage au Prophète Simon Kimbangu et au Chef de l’État.
Nkamba, symbole de foi et de mémoire nationale
C’est dans la cité spirituelle de Nkamba, haut lieu du kimbanguisme, que le Professeur André Mbata Betukumesu Mangu a pris la parole devant les fidèles et autorités présentes. Dans ce cadre chargé d’histoire et de symboles, le Secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation a replacé le combat spirituel au cœur de l’histoire politique de la République démocratique du Congo.
Simon Kimbangu, figure majeure de la lutte pour la liberté
Dans une déclaration forte, le Professeur André Mbata a salué l’apport exceptionnel du Prophète Simon Kimbangu à l’émancipation du peuple congolais.
Selon lui, « le Prophète Simon Kimbangu a apporté une extraordinaire contribution à notre lutte pour la liberté et la dignité. Il est l’un des pères de notre indépendance ».
Par ces mots, il a plaidé pour la reconnaissance officielle de cette figure spirituelle comme héros national, soulignant son rôle déterminant dans la prise de conscience collective du peuple congolais face à l’oppression coloniale.
Soutien à l’action du Chef de l’État
Le Professeur Mbata a également mis en lumière les relations entre l’Église kimbanguiste et le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Il a salué le soutien de cette Église au Chef de l’État, qu’il a présenté comme « un Président établi par Dieu », tout en affirmant que ce dernier a accompli des actions inédites en faveur de Simon Kimbangu et de l’Église kimbanguiste.
Une position qui s’inscrit dans la vision du Professeur Mbata, reconnu pour sa constance et sa rigueur intellectuelle dans la défense des institutions et des valeurs républicaines.
Un appel à la responsabilité des leaders religieux
Au-delà des hommages, le message du Professeur André Mbata s’est voulu également interpellateur. Il a dénoncé avec fermeté certaines dérives observées dans les milieux religieux.
Selon lui, une véritable Église ne saurait s’opposer à l’ordre établi par Dieu. Il a mis en garde contre les comportements de certains responsables religieux qui, au lieu d’être des messagers de paix et d’espérance, se transforment en relais de discours de haine, de pessimisme ou de manipulation.
Dans une métaphore biblique marquante, il a rappelé que l’opposition à l’ordre divin trouve ses origines dans la rébellion de Lucifer, mettant ainsi en garde contre toute dérive spirituelle éloignée des valeurs fondamentales de l’Évangile.
Entre foi, politique et destin national
Enfin, le Professeur Mbata a insisté sur la nécessité pour les prédicateurs de recentrer leur mission sur Dieu plutôt que sur les hommes. Il a déploré la montée d’un discours négatif dans certains cercles religieux, où « l’évangile du désespoir » tend à supplanter la Bonne Nouvelle.
Pour lui, lorsque l’Église s’éloigne de sa vocation divine pour devenir un instrument au service d’intérêts obscurs, elle cesse d’être le Temple du Seigneur pour se muer en simple structure sans essence spirituelle.
Conclusion : un message entre conviction et engagement
À Nkamba, le Professeur André Mbata Betukumesu Mangu a une nouvelle fois démontré son attachement aux valeurs spirituelles et patriotiques, dans un discours à la fois engagé et structuré. Entre hommage à Simon Kimbangu, soutien au Chef de l’État et interpellation des leaders religieux, son intervention s’inscrit dans une dynamique de mobilisation morale et nationale.
Arnold TSHIMANGA













