Ce mardi 9 septembre 2025, alors que les Léopards de la RDC affrontaient les Lions de la Teranga du Sénégal dans un match décisif pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, l’ambiance électrique du Stade des Martyrs a viré au chaos à vingt minutes de la fin du match.
Les supporters, venus nombreux et plein d’espoir pour soutenir l’équipe nationale, ont laissé éclater leur colère après ce qu’ils ont perçu comme un arbitrage injuste et partial. Selon plusieurs témoins et vidéos relayées sur les réseaux sociaux, des penalties en faveur de la RDC n’auraient pas été sifflés, et certaines actions clés ont été, selon eux, systématiquement ignorées par l’arbitre au profit du Sénégal.
La colère monte, la violence explose
Frustrés, les supporters ont commencé à lancer des pierres, des projectiles et même des bouteilles remplies d’urine sur la pelouse, ciblant l’arbitre et les officiels. Une scène honteuse pour un stade censé incarner l’unité nationale et la grandeur du football congolais.
Cette explosion de colère a semé la panique dans certaines tribunes, provoqué des bousculades, et nécessité l’intervention urgente des forces de l’ordre pour éviter un débordement généralisé. Le match, bien que terminé, s’est joué dans une atmosphère tendue et délétère.
Un stade délabré, une facture salée pour l’État
Au lendemain de ces incidents, le constat est amer : plusieurs sièges arrachés, des installations vandalisées, des toilettes saccagées. Le Stade des Martyrs, joyau du sport congolais, déjà vieillissant, se retrouve une fois de plus défiguré par l’irresponsabilité de certains fans.
Une situation qui interpelle. Car ces dégâts matériels ne sont pas qu’un simple fait divers. Ils auront un coût. Un coût que devra supporter l’État congolais, déjà confronté à de nombreux défis budgétaires. Chaque siège cassé, chaque équipement détruit, représente des millions de francs congolais à débourser pour des réparations évitables.
Entre passion et patriotisme : une ligne à ne pas franchir
Soutenir son équipe est un droit, une fierté, parfois même une mission patriotique. Mais cela ne devrait jamais rimer avec violence ou destruction. L’image renvoyée par ces actes jette l’opprobre sur l’ensemble des supporters congolais, pourtant connus pour leur ferveur et leur créativité.
Si la colère peut parfois être légitime, sa forme doit rester dans le cadre de la loi et du respect des institutions sportives. La Fédération congolaise de football, tout comme les autorités compétentes, devront tirer des leçons de ces événements : renforcer la sécurité, sanctionner les fauteurs de troubles, et, surtout, éduquer le public à la culture du fair-play.
Conclusion
Ce triste épisode rappelle qu’un match de football, aussi décisif soit-il, ne devrait jamais justifier la violence. Les Léopards ont encore deux matchs pour espérer se qualifier à la Coupe du Monde. Les supporters, eux aussi, ont encore deux chances pour prouver qu’ils peuvent être le 12e homme, dans le respect, la dignité et l’honneur du drapeau.
Arnold TSHIMANGA





















