Kinshasa, 7 juillet 2026 – Au cours du briefing presse coanimé ce mardi au studio Maman Angebi de la RTNC avec le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a apporté des éclaircissements sur plusieurs dossiers d’actualité, notamment la gestion de la baleine échouée à Moanda et les importantes réformes engagées dans le secteur forestier.
Le gouvernement répond aux critiques sur la baleine de Moanda
Face aux nombreuses réactions suscitées par l’échouement d’une baleine sur les côtes de Moanda, Marie Nyange Ndambo a expliqué que la République démocratique du Congo ne disposait pas, au moment des faits, des ressources humaines spécialisées nécessaires pour intervenir rapidement.
« La RDC ne compte que deux spécialistes des baleines pour tout le pays. Ils étaient en mission à l’étranger au moment des faits », a déclaré la ministre, soulignant que ce phénomène restait inédit dans le pays.
Elle a insisté sur le fait que cette situation exceptionnelle ne permettait pas aux services compétents d’être pleinement préparés à une telle intervention.
« Tant qu’on n’avait pas connu ce phénomène, il est tout à fait normal que les gens ne soient pas suffisamment équipés », a-t-elle affirmé.
Afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise, la ministre a annoncé le renforcement de la coopération entre son ministère, le ministère de la Pêche et Élevage ainsi que l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), en vue de développer les capacités nationales de prise en charge des mammifères marins.
Des études scientifiques pour comprendre les causes de l’échouement
Marie Nyange Ndambo a également tenu à rassurer l’opinion publique sur la poursuite des investigations scientifiques destinées à déterminer les véritables causes de l’échouement de la baleine.
« Ce n’est pas complètement fini. Le moment venu, nous allons dire pourquoi la baleine avait échoué puisque des études scientifiques seront menées sur ce phénomène avec les deux experts en la matière qu’a la RDC », a-t-elle déclaré.
Selon elle, le gouvernement privilégie une approche scientifique afin d’établir les circonstances exactes de cet événement inédit avant toute conclusion définitive.
Une première politique forestière nationale bientôt adoptée
Au-delà du dossier de Moanda, la ministre a annoncé une avancée majeure dans la gouvernance environnementale du pays. Elle a révélé que la toute première politique forestière de la République démocratique du Congo est désormais finalisée et n’attend plus que son adoption par le Conseil des ministres.
« C’est la première fois que le pays élabore une politique forestière avec la participation du ministère, du secteur privé, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. La politique est achevée, il ne reste plus que son adoption par le gouvernement », a expliqué Marie Nyange Ndambo.
Elle a également indiqué que le futur Code forestier est actuellement en cours d’élaboration, une réforme appelée à moderniser la gestion durable des ressources forestières et à renforcer la protection du patrimoine environnemental national.
Des réformes pour une gouvernance environnementale renforcée
À travers ce briefing presse, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de privilégier la transparence, la rigueur scientifique et les réformes structurelles dans la gestion des questions environnementales. Entre les explications apportées sur le dossier sensible de la baleine échouée à Moanda et l’annonce de l’aboutissement de la politique forestière nationale, l’exécutif entend démontrer sa détermination à doter la RDC d’une gouvernance environnementale moderne, durable et adaptée aux défis climatiques actuels.
Arnold TSHIMANGA








