Kinshasa, 10 janvier 2026 – Dans un contexte économique marqué par des tensions de change post-festivités, la Banque Centrale du Congo (BCC) a frappé fort. Le 8 janvier 2026, l’institution a injecté 50 millions de dollars américains sur le marché interbancaire pour répondre à la demande accrue de devises dans le système bancaire national. Cette vente a été effectuée au taux de 2 040 CDF pour 1 USD.

Ce geste s’inscrit dans une logique de régulation monétaire, les périodes post-fêtes étant souvent caractérisées par une pression sur les devises due aux besoins accrus des opérateurs économiques et des ménages.

Tensions sur le marché parallèle : la BCC reste vigilante

Dans son communiqué daté du 10 janvier, la BCC note une persistance des tensions sur le marché parallèle. Celles-ci seraient exacerbées par des spéculations alimentées par des anticipations négatives liées à certaines opérations économiques récentes. Un phénomène que la banque suit de près avec une approche proactive.

Des réserves solides, une action maîtrisée

Le gouverneur André Wameso Nkuakoloki rassure : la BCC dispose de réserves internationales suffisantes pour maintenir une présence constante sur le marché de change. Cette solidité permet également à la banque de couvrir efficacement les importations de biens et services stratégiques.

Une nouvelle intervention prévue le 12 janvier

En réponse aux besoins persistants, la BCC annonce une nouvelle injection de devises dès ce lundi 12 janvier 2026. Elle invite les opérateurs économiques à faire confiance au circuit bancaire formel pour toutes leurs opérations de change, et appelle le public à éviter le marché parallèle.

Avec cette série d’interventions, la Banque Centrale du Congo réaffirme son rôle de gardienne de la stabilité monétaire en République Démocratique du Congo, dans un climat économique encore sensible en ce début d’année.

Arnold TSHIMANGA

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