Kinshasa, 5 juillet 2025 — C’est un tournant décisif pour la diplomatie climatique de la République Démocratique du Congo. Ce samedi, le Président Félix Antoine Tshisekedi a procédé au lancement officiel de la Table Ronde sur le Crédit Bonobo, un mécanisme innovant qui vise à faire de la biodiversité congolaise un véritable levier de développement inclusif et durable.

Bien plus qu’un projet écologique, le Crédit Bonobo est une stratégie nationale audacieuse, née d’une volonté ferme de réconcilier conservation environnementale, lutte contre la pauvreté et souveraineté économique. Il s’agit ici de protéger 100 000 km² de forêts primaires — soit l’une des plus grandes réserves terrestres protégées au monde — tout en générant des bénéfices climatiques et financiers pour des millions de citoyens.
Au cœur de cette vision se trouve une architecture pensée avec rigueur, portée en coulisses par un artisan discret mais déterminant : Tosi Mpanu Mpanu, conseiller principal du Chef de l’État en matière de climat. Fort de son expérience sur les scènes multilatérales, ce stratège de la diplomatie verte a su articuler les enjeux locaux et globaux pour donner au projet une portée continentale. Sa signature : une approche à la fois technique, politique et centrée sur l’impact.

Le Crédit Bonobo tire son nom du célèbre primate congolais, mais il symbolise bien plus : le début d’un modèle africain de finance climatique, porté par des actifs naturels exceptionnels et géré selon des standards de transparence et de justice sociale.
« Ce n’est pas qu’un concept. C’est l’Afrique qui définit de nouvelles règles du jeu », a-t-on entendu lors de cette table ronde, à travers les interventions des experts, bailleurs et représentants de la société civile.
L’initiative s’inscrit aussi dans le cadre plus large du Couloir Vert Kivu-Kinshasa, un projet d’aménagement et de reforestation à grande échelle qui redéfinit la gestion de l’espace national et la redistribution des revenus verts.
En lançant le Crédit Bonobo, la RDC ne se contente plus de revendiquer son rôle de « pays-solution » : elle en donne la preuve, sur le terrain. Grâce à une vision claire, un leadership politique assumé et une expertise technique incarnée notamment par Tosi Mpanu Mpanu, elle se positionne désormais comme un acteur structurant de la gouvernance climatique mondiale.
Arnold TSHIMANGA







