Dans une sortie médiatique aussi tranchante que lucide, Yves Kisombe, Vice-Président du Centre et ancien Vice-ministre des Affaires Étrangères, a livré une tribune engagée sur la situation de la ville-province de Kinshasa, au cœur des débats politiques et citoyens.

Avec son franc-parler caractéristique, Kisombe rappelle que le mal de Kinshasa ne peut être réduit à un seul homme : « Ce n’est pas Bumba le problème, ni moi, si je devenais gouverneur de Kinshasa, ni toi qui me lis, ni quelqu’un d’autre. » Pour lui, le vrai obstacle reste l’absence de planification structurelle et le désengagement du gouvernement central face aux défis immenses de la capitale.

« Le Chef de l’État n’a pas tiré sur Bumba, mais sur ce qui nous empêche tous d’avancer », soutient-il, saluant la lucidité de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans sa récente adresse sur l’état de la Nation. À ses yeux, il est temps de regarder la vérité en face : Kinshasa est victime d’un système institutionnel inefficace, incapable d’offrir les moyens et la gouvernance adéquats.

Refusant d’endosser l’habit d’avocat du gouverneur Bumba, Kisombe appelle toutefois à la justice et à la tolérance. « S’il a volé, que la justice fasse son travail. Mais si on l’accuse sans preuve, alors c’est de l’injustice. » Il invite à dépasser les accusations passionnées pour s’attaquer au fond du problème : la transformation de Kinshasa nécessite une vision nationale, une stratégie intégrée et des ressources adaptées.

Dans un ton à la fois amer et réaliste, il conclut par un appel au dialogue et à la pédagogie : « Bozala tolérants, mayele na nga eza muke. Il faut juste m’expliquer calmement. » Une voix qui s’élève pour défendre Kinshasa, au-delà des postures et des boucs émissaires.

Arnold TSHIMANGA

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