L’artiste ivoirien Maury Féré Soumahoro, plus connu sous le nom de Molare, a recouvré sa liberté provisoire ce lundi à 20h30, après près de deux mois de détention consécutifs à un tragique accident de circulation ayant coûté la vie à madame Élise Tola le 2 juillet dernier.

Dans un message poignant, Molare a d’abord exprimé une pensée respectueuse et profondément émue à l’endroit de la victime et de sa famille :

« J’ai une pensée pieuse et profonde pour madame Élise Tola et j’exprime encore mon respect et mon soutien à sa famille, qui a choisi la dignité plutôt que l’exposition ».

L’artiste a souligné la solidarité silencieuse entre les familles dans cette épreuve douloureuse, avant de revenir brièvement sur son expérience carcérale :

« Durant ces semaines, j’ai découvert l’univers carcéral, des réalités dures, mais aussi de belles rencontres. Merci aux gardes pénitentiaires pour leur humanité, aux jeunes qui étaient à mes petits soins, aux pasteurs, imams et aumôniers qui ont rappelé que DIEU est partout. »

Molare a également remercié chaleureusement son équipe restée mobilisée pendant son absence, ainsi que les nombreux anonymes qui lui ont témoigné soutien et compassion.

« Cette épreuve m’a fait prendre conscience de la chance que nous avons d’être en liberté », a-t-il confié avec émotion, annonçant qu’il ne reviendra plus publiquement sur cet épisode douloureux.

Fidèle à son engagement social et culturel, l’icône du coupé-décalé a exprimé sa volonté de se concentrer sur l’avenir, en poursuivant son action pour la jeunesse, la culture, la paix et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire.

« Merci à tous, que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire », a-t-il conclu.

Ce retour discret mais digne marque peut-être un nouveau chapitre dans la vie de Molare, placé désormais sous le signe de la reconstruction personnelle et du service à la communauté.

Arnold TSHIMANGA

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